En France, une étude menée par Benchmark Group (éditeur du Journal du Net) révèle que pour 36,4 % des internautes, le budget soldes d’hiver 2008 a été plus important sur Internet qu'en magasin.
Deux facteurs bénéficient principalement au Web durant les soldes : le souhait d'éviter la cohue dans les magasins (57,4 %) et la perception de prix plus avantageux (50,7 %). »
Malgré des frais de port parfois élevés, les prix sont en général plus avantageux sur Internet qu’en magasin. J’y vois plusieurs explications dont les principales sont :
- Les coûts sont réduits pour les entreprises : personnel (pas de vendeurs), stockage (localisation beaucoup moins coûteuse : grands entrepôts en dehors des villes), immobilisations (pas de boutique ayant pignon sur rue),…
- Comme le coût de "mise à disposition" est supporté en partie par l’internaute (temps de recherche de l’article désiré, frais de connexion à Internet) les vendeurs le répercutent sur les prix
- Internet permet une meilleure information et donc une plus grande facilité à comparer les prix notamment grâce aux sites comparateurs de prix. La concurrence est donc rude et les vendeurs sont contraints de s’aligner sur leurs concurrents pour rester compétitifs
En période de soldes, les vendeurs doivent mettre à jour les prix en fonction des différentes démarques. Les prix barrés permettant de comparer le nouveau prix par rapport à l’ancien, les moteurs classant les produits par prix et par catégorie, les rabais mis en avant sur la page d’accueil des sites, les e-mailings…sont autant de techniques mises en œuvre pour que les internautes puissent visualiser rapidement les produits soldés et les démarques successives.
« Internet s'impose donc comme un canal de vente incontournable pendant les périodes de déstockage : 97 % des internautes ont affirmé avoir visité au moins un site pour profiter des soldes » …et tout le monde y trouve son compte au final. Pour les cyber-marchands, cette hausse de fréquentation leur permet d’écouler leur stock et d'attirer de nouveaux clients.
Seul petit bémol, plutôt amusant : 10 % des cyberconsommateurs (13 millions de personnes en France en 2005) avouent dialoguer... avec eux-mêmes en effectuant leurs emplettes par écran interposé. "Le besoin d'échange et de convivialité n'est donc pas totalement satisfait par l'usage commercial de l'Internet", commentait le sociologue Gérard Mermet. Ce besoin est, me semble-t-il, toujours présent aujourd’hui même si des vendeurs en ligne tentent de le combler en incluant des chatterbots (agents virtuels) par exemple.
A quand les soldes en réseau ?! Histoire de recréer les bousculades et les crêpages de chignons… !