mercredi 23 avril 2008

Pointeur Stratégie

Pour ce dernier pointeur, un article sur l’économie de l’attention. Cette notion fait référence à « un marché où les consommateurs acceptent de recevoir des services en échange de leur attention ». L’objectif est de créer des services gratuits et un contenu suffisamment pertinent pour que cela capture l’attention des internautes et les incite à consommer.
Cette notion est déjà utilisée et elle s’applique de la manière suivante :

  • Les marques sont centrées sur le consommateur et cherchent à leur offrir un service très personnalisé (ex : My Space).
  • La publicité est le principal revenu de cette économie.
  • Il y a un effet réseau : cette économie a une tendance naturelle à se concentrer.

Un article plus complet et à la source de celui-ci peut être lu en complément.

#12 - Stratégie & Success Stories

Pink Cake Box : A Small Business Marketing Success Story...un sujet attirant et particulièrement bien adapté en ce 23 avril ;-)

J’ai pensé qu’il pouvait être intéressant d’illustrer le dernier thème du cours par l’exemple d’une petite entreprise familiale qui s’est développée et a su se différencier grâce à Internet et à une stratégie marketing bien rodée.

Quelques mots tout d'abord sur l’entreprise Pink Cake Box :
Il s’agit à la base d’une petite entreprise familiale spécialisée dans la création et la vente de gâteaux pâtissiers (anniversaire, mariage,…). Elle a ouvert en 2005 et emploie aujourd’hui 10 personnes dont les deux gérants, Jesse Heap et sa femme Anne. Convaincus des bienfaits du Marketing par Internet, ils ont mis en place une stratégie qui a fait leur succès. Voici quelques éléments:
Création du Site Web pour attirer de nouveaux clients

Objectifs: développer le business et augmenter le nombre de clients
Résultats: majorité des clients issue du web & contacts media

Création du Blog pour être connecté avec le client
Objectifs:
- se différencier par rapport aux concurrents qui n’avait qu’un site web
- créer de l’animation en mettant régulièrement à jour le contenu
Résultats: liens vers d’autres blogs donc augmentation de la visibilité dans les moteurs de recherche donc nouveaux clients & Reconnaissance de la marque

Utilisation de Flickr et Youtube pour accroître la visibilité
- Flickr : création de galeries photos des gâteaux les plus populaires & développement de contacts media et de relations avec d’autres bloggers
- Youtube: création d’une chaîne mais exploitation à venir (manque de temps aujourd’hui)

Adaptation du contenu pour générer des ventes
Au début, application de la stratégie du « plus il y a de trafic, mieux c’est » donc diffusion d'un maximum d’informations pour générer le plus de trafic possible. Mais très vite, la surabondance d’e-mails (notamment des e-mails de demande d’informations donc qui n’aboutissent pas forcément à un achat) devient difficile à gérer.
D’où le passage à une stratégie de sélection : concentrer le contenu sur les produits qui génèrent le plus de vente.

Mise en place d’une stratégie Media pour assurer la promotion
- campagne d’e-mailings auprès des différents media
- effort pour entretenir les relations (envoi de cartes de vœux)
- avoir un seul produit vedette : la clé du succès pour attirer l’attention des media

Gérer son temps
- répartition des tâches : Jesse (le mari) prend en charge le développement online ; sa femme, Anne, est chef et créatrice des gâteaux
- utilisation de beaucoup d’éléments visuels sur le blog et le site pour remplacer le texte (catégories et tag) et donc ne pas perdre trop de temps à la rédaction

Avoir des idées et une vision de long terme
- vente en ligne
- versions du site en différentes langues
- augmentation du contenu social media (permettre aux visiteurs de créer leur profil, de voter pour leur gâteau favori,…)

Résultat: 120 000 visiteurs par mois pour le blog et un nombre de commandes toujours plus grand. Vous pourrez le consulter ici. Les gâteaux sont vraiment originaux, un de mes préférés étant:

Source : http://searchengineland.com/080313-073713.php

dimanche 20 avril 2008

Pointeur Prix dynamiques

Pour ce pointeur, le dossier du Journal du Net sur le bilan des soldes d’hiver 2008 en France. Il fait état du comportement des internautes et des nouvelles tendances.

Un autre article présentant les enjeux de la pratique des prix dynamiques. Un élément intéressant : après l’intégration de procédés comme les enchères ou la négociation dans le commerce dynamique, le marchandage se présente comme le nouveau (!) modèle de vente.

« Mieux qu'un logiciel qui définira un prix en fonction de notre profil ou d'un site d'enchères ou d'enchères inversées où nous serons dépendant de la mise d'autres consommateurs, le marchandage permet réellement d'avoir un prix personnalisé et en accord avec ce que nous sommes prêts à mettre. »

#11 - Prix dynamiques & Soldes en ligne

En France, une étude menée par Benchmark Group (éditeur du Journal du Net) révèle que pour 36,4 % des internautes, le budget soldes d’hiver 2008 a été plus important sur Internet qu'en magasin.

Deux facteurs bénéficient principalement au Web durant les soldes : le souhait d'éviter la cohue dans les magasins (57,4 %) et la perception de prix plus avantageux (50,7 %). »
Malgré des frais de port parfois élevés, les prix sont en général plus avantageux sur Internet qu’en magasin. J’y vois plusieurs explications dont les principales sont :

- Les coûts sont réduits pour les entreprises : personnel (pas de vendeurs), stockage (localisation beaucoup moins coûteuse : grands entrepôts en dehors des villes), immobilisations (pas de boutique ayant pignon sur rue),…

- Comme le coût de "mise à disposition" est supporté en partie par l’internaute (temps de recherche de l’article désiré, frais de connexion à Internet) les vendeurs le répercutent sur les prix

- Internet permet une meilleure information et donc une plus grande facilité à comparer les prix notamment grâce aux sites comparateurs de prix. La concurrence est donc rude et les vendeurs sont contraints de s’aligner sur leurs concurrents pour rester compétitifs

En période de soldes, les vendeurs doivent mettre à jour les prix en fonction des différentes démarques. Les prix barrés permettant de comparer le nouveau prix par rapport à l’ancien, les moteurs classant les produits par prix et par catégorie, les rabais mis en avant sur la page d’accueil des sites, les e-mailings…sont autant de techniques mises en œuvre pour que les internautes puissent visualiser rapidement les produits soldés et les démarques successives.

« Internet s'impose donc comme un canal de vente incontournable pendant les périodes de déstockage : 97 % des internautes ont affirmé avoir visité au moins un site pour profiter des soldes » …et tout le monde y trouve son compte au final. Pour les cyber-marchands, cette hausse de fréquentation leur permet d’écouler leur stock et d'attirer de nouveaux clients.

Seul petit bémol, plutôt amusant : 10 % des cyberconsommateurs (13 millions de personnes en France en 2005) avouent dialoguer... avec eux-mêmes en effectuant leurs emplettes par écran interposé. "Le besoin d'échange et de convivialité n'est donc pas totalement satisfait par l'usage commercial de l'Internet", commentait le sociologue Gérard Mermet. Ce besoin est, me semble-t-il, toujours présent aujourd’hui même si des vendeurs en ligne tentent de le combler en incluant des chatterbots (agents virtuels) par exemple.
A quand les soldes en réseau ?! Histoire de recréer les bousculades et les crêpages de chignons… !

Sources:
http://www.journaldunet.com/breve/france/22758/soldes-un-tiers-des-internautes-depensent-plus-sur-le-web.shtml
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2006/01/09/sur-internet-les-soldes-partent-en-tete_728832_651865.html

samedi 12 avril 2008

Pointeur Vente en ligne

Pour ce pointeur, un rappel sur les comparateurs de prix puis, un dossier de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes) sur les sites comparateurs en France.

Plusieurs constats intéressants :

  • Bien que souvent décriés par les e-commerçants eux-mêmes, la quasi totalité des 27 marchands étudiés sont au moins présents sur un comparateur. Seule exception à la règle : le secteur des ventes privées (celui-ci privilégiant le parrainage et le contact direct avec les clients)
  • Kelkoo (filiale de Yahoo) se positionne comme la référence incontestable de ce marché
  • Les sites high-tech sont bien représentés sur l’ensemble des sites comparateurs, contrairement aux sites du secteur du tourisme qui sont présents uniquement sur Kelkoo
L'enquête date de fin 2006, la situation a peut-être changé depuis. Si vous avez des données plus récentes, je suis preneuse! Merci!

#10 - Vente en ligne & Sites comparateurs

Les sites comparateurs sont un élément important à évoquer lorsque l’on traite de la vente en ligne. En effet, les internautes passent de plus en plus souvent par l’intermédiaire de ces sites pour réaliser leurs achats. Il s’agit donc pour les marques d’être bien référencées et d’obtenir des commentaires suffisamment positifs et nombreux pour attirer de nouveaux clients et fidéliser les clients actuels.

L’internaute a le choix pour trier les produits qui lui sont proposés. Par exemple, sur le comparateur de prix Planète Achat, il peut trier par :

  • moyenne experts
  • moyenne internautes
  • nom
  • popularité
  • nouveautés
  • nombre de marchands
  • prix

L’objectif est bien d’accompagner le consommateur dans sa recherche afin qu’il trouve le produit qui lui corresponde. Ces sites s’adressent donc aussi bien aux internautes confirmés qu’aux néophytes. Ils apparaissent dès lors comme un outil incontournable pour les marques qui veulent accroître leur visibilité et leur vente sur Internet.
Néanmoins, je pense que quelques fois, l’apparition dans des comparateurs dessert certaines marques plutôt que l’inverse. C’est le cas par exemple sur le site quiestlemoinscher.com élaboré par la chaîne de supermarchés française Leclerc où sont comparés les prix pratiqués par les autres enseignes par rapport à ceux de Leclerc. Fermé quelques jours après sa diffusion sur Internet pour cause de publicité comparative illicite, le site se présente aujourd’hui comme un défenseur de l’intérêt des consommateurs. Ainsi, on peut trouver sur le site des baromètres des prix tels que celui-ci qui montre clairement que les autres supermarchés ont des prix plus élevés que ceux de Leclerc.

Une politique de transparence qui se retourne contre eux au final ?

L’internaute apparaît donc comme le grand bénéficiaire de ce genre de sites. D’autant plus lorsque certains sites reversent une partie de leurs commissions aux consommateurs ! C’est le cas du site comparateur de prix Jellyfish.com qui propose de comparer les prix entre différentes enseignes, qui reversent une commission au site pour chaque transaction. « Seulement, et c’est là que le site se démarque, Jellyfish.com reverse une partie de ses commissions à l’utilisateur sous forme de bons d’achats ou de réduction de tarifs sur d’autres produits, après un délai de 30 à 60 jours ». On en a de la chance ! ;-)

Sources:
http://www.linformaticien.com/Actualit%E9s/tabid/58/newsid496/3057/Microsoft-se-paye-le-comparateur-de-prix-Jellyfishcom/Default.aspx
http://quiestlemoinscher.com/

mercredi 2 avril 2008

Pointeur Publicité en ligne

Un premier pointeur sur l’hypervidéo : il s’agit d’une vidéo promotionnelle présentant les avantages de ce format publicitaire. J’aime bien la réalisation et la qualité du graphisme.



Un deuxième pointeur sur les différents supports possibles de publicité en ligne. En guise de rappel…

Enfin, un film français à regarder pour se faire une opinion sur la publicité: 99 francs. Rebaptisé 14,99 euros, c’est à la base un roman à succès provocateur d'inspiration autobiographique de Frédéric Beigbeder, publié en 2000 qui dénonce les dérapages cyniques du monde de la publicité dans la société occidentale de consommation. (Wikipédia)

#9 - Publicité en ligne & Hypervidéo

Aujourd'hui, le moteur d'Internet c'est la pub. Pourquoi ? Parce que maintenir des serveurs coûte cher, très cher. Les entreprises se doivent donc de rentabiliser leurs investissements et le moyen le plus simple qui s’offre à elles, c’est la pub. En tant qu’internaute, on ne peut donc y échapper.
La publicité sur Internet peut prendre différents formats : graphique (bannières publicitaires) ou textuel (liens sponsorisés).
La publicité vidéo fait partie de la technologie des rich media. Elle représente pour moi le format le plus agréable pour l’internaute (son et image) mais aussi le format avec le plus grand potentiel d’évolution.

Prenons par exemple le cas de l’hypervidéo. Il s'agit de créer des zones interactives, repérables sur la vidéo par un petit signal, et sur lesquelles on pourra cliquer pour afficher des commentaires, ou accéder à une page web. Pour résumer, il s'agit de l'équivalent pour la vidéo de ce que sont les liens hypertextes pour le texte, d'où le terme d'hypervidéo. (http://www.emob.fr/dotclear/on-passe-a-l-hyper-1319)

L’hypervidéo présente de nombreux avantages :

- Elle permet à l’internaute de cliquer sur des éléments placés à l’intérieur du contenu vidéo afin d’obtenir plus d’informations : il clique donc sur ce qui l’intéresse vraiment

- Les publicités à la télévision intégrant le son et l’image sont adaptées à une audience passive. Sur le Web, les internautes sont beaucoup plus actifs. Pour capter leur attention, il semble donc nécessaire de créer des formats publicitaires beaucoup plus interactifs. L’hypervidéo est donc particulièrement bien adaptée à cette audience constituée par les internautes, dite active

- Enfin, contrairement au cas où l’internaute est obligé de visionner la publicité avant de consulter ce qui l’intéresse (je pense notamment au site d’Allociné où avant d’accéder à la page souhaitée, une page de pub s’affiche automatiquement…et c’est vraiment pénible…), l’hypervidéo se présente comme un format moins intrusif et donc plus performant

Cette vidéo publiée sur Youtube est un exemple d’hypervidéo.


Les marques de vêtements et de bijoux se sont offert cette forme de promotion originale en donnant la possibilité aux internautes de cliquer sur leurs stars préférées pour connaître les marques qu’elles portaient à la cérémonie des Oscars 2007. Personnellement, je trouve ça assez amusant même si cela démontre encore une fois que la pub est vraiment partout…